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Et tu tombe comme une étoile qui s'écrase au sol [END]

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Messages : 1
Date d'inscription : 26/08/2017
Sam 26 Aoû - 22:10
Esprits
Polymede C. Berenice


NOM : Berenice
PRENOM : Polymede Clémentine
SEXE : Féminin
ÂGE : 17 ans
ORIGINES : Luxembourgeois
MÉTIER : Hanteuse de salle de classe (Etudiande)

POUVOIR ? : Lévitation des corps et des objets, possession des objets
Mikan Tsumiki ▬ Super Danganronpa

Caractère & PHYSIQUE

CARACTÈRE X« Polymede est une élève calme et effacée, elle ne participe pas beaucoup en classe et ses résultats pourraient-être meilleurs si elle prenait la peine de poser les questions lorsqu'elle ne comprend pas. Elle devrait apprendre à travailler en groupe et à ne pas répondre à ses professeurs »

Je ne répondrais pas à mes professeurs s'ils n'essayaient pas de me forcer à prendre la parole devant tout le monde. Je préfère me taper la honte une bonne fois en me faisant réprimander parce que je ne veux pas aller au tableau plutôt que d'entendre la classe pouffer de rire à chaque fois que j'ouvre la bouche ou à chaque geste que je fais. Ils ne comprennent pas et ne comprendront sûrement jamais. Mes parents non plus ne comprennent pas, je crois qu'ils ne savent plus quoi faire de moi. Je crois qu'ils en ont marre. Ils auraient aimés que je sois autrement, ils auraient sûrement aimés que je sois comme ma grande sœur, souriante, pleine d'énergie, heureuse, morte. Ils l'aimaient elle. Ils auraient préférés que je sois morte et elle en vie. Moi aussi, je l'aurais préféré, j'aime ma grande sœur de tout mon cœur. C'est elle qui apportait un peu de soleil et de lumière dans ma vie. Depuis qu'elle n'est plus, je sombre peu à peu, mon cœur ne tient pas le coup, je ne tiens plus le coup. Je la pleure tout le temps, dans ma chambre, dans les toilettes de l'école, dans notre repaire secret. On partageait tout. Je sais que cela agace mes parents de m'entendre la pleurer et ça fait rire mes camarades à l'école de m'écouter sangloter dans les toilettes.

Je referme mon carnet de correspondance avec un soupir las, mes joues sont humides, chaudes et rouges. La gauche plus que la droite, la main de mon père n'y étant pas pour rien. Et ses insultes... Je suis une fille indigne, je gaspille leur temps et leur argent, ma sœur elle au moins... Je devrais peut-être la détester, jalouser cette sœur morte. Oh oui, maintenant, je la jalouse, parce qu'elle est morte, elle a de la chance de ne plus avoir à subir ce monde pourri. Mais je ne l'ai jamais jalousé de son vivant, je comprends pourquoi les autres l'appréciait autant, je l'admirais, j'avais peur de l'ennuyer et qu'elle me déteste, mais elle était toujours là pour moi, elle me faisait passer avant tout, elle m'aimait et ça me faisait du bien. Ou alors n'était-ce que de la pitié ? Je ne pense pas... Ou du moins, je n'espère pas. Je n'aurais jamais dû penser à ça, maintenant, je vais paranoyer sur le sujet. Se forçait-elle à rester avec moi ? Lui étais-je agréable ? Était-elle sincère ? Pourquoi j'en viens même à douter d'elle ? Elle était tout pour moi. Je me déteste, je me dégoûte. Sale vermine peureuse et faible que je suis...

Elle m'a toujours encouragée à vivre mes rêves, que je veuille devenir chanteuse avec ma voix de casserole, vétérinaire avec mon dégout pour le sang ou cuisinière avec ma maladresse maladive. Elle complimentait mes dessins, elle me demandait parfois des conseils à ce sujet, s'est renseigner sur une école d'art pour moi et était même prête à soudoyer nos parents. Je lève mon regard vers mon mur ou quelques dessins y sont affichés. Il en manque certains suite à une crise de colère de mon père. Mais depuis qu'elle n'est plus là je n'ai plus rêvé, comme je n'ai plus souris. Elle était si attentive, toujours avec un petit compliment. Elle me disait gentille, bien plus gentille qu'elle, douce et sensible, comme une fleur fragile dont on doit s'occuper avec beaucoup d'attention et de délicatesse. Ca me faisait toujours rougir quand elle disait cela et elle riait en disant que je ressemblais encore plus à une fleur. Là où elle me comparais à l'hortensia qui est associé à l'amour et la gentillesse, je me sens maintenant plus comme un souci qui transmet la douleur et le chagrin. On passait presque tout notre temps ensemble, on regardait des films, des séries, on lisait tour à tour, une fois on s'était même amusé à créer des « potions » avec tout ce que l'on pouvait trouver dans les placards et pas que. Ayant toujours été assez sensible et peureuse, elle dormait avec moi la nuit pour calmer mes crises d'angoisse et me serrer dans ses bras quand je faisais un cauchemar. J'ai peur de tout, de ce qui existe, de ce qui n'existe pas, des bêtes plus grosses que moi comme des plus petites et surtout des autres... Mais elle n'en a jamais ri. Je ne pourrais jamais assez la remercier.

Je me pose devant mon bureau et allume mon ordinateur, parler à mes amis me fera du bien. Je n'en ai pas beaucoup, pas de vrai en tout cas, juste quelques-uns que j'ai rencontrés sur des forums. Je leur parle de tout et de rien, des bricoles qui m'arrivent, de mes soucis, mais je leur souris pour ne pas qu'il s'inquiète avant de retourner m'enfermer toute seule dans mes pensées. Lire des scans, regarder des animes et des séries, écrire des fans fictions ou des rps me permet de me vider la tête et de me mettre dans la peau de quelqu'un d'autre, mais c'est un bonheur illusoire qui me fait haïr encore plus ma réalité. Ils disent que j'ai plus de caractère que je ne le pense et qu'il faut que j'arrête de me laisser marcher dessus, mais ils ne savent pas, ils ne comprennent pas... Je suis seule.

PHYSIQUE X Je me balance sur ma chaise en fixant mon écran. Personne à qui j'ai envie de parler n'est connecté, je n'ai aucune réponse de Rp à faire, le dernier chapitre de ma fiction est terminé, pas de nouvelles vidéos publiées sur youtube et mes jeux ne me font pas envie. Un soupir d'ennui m'échappe. Mon regard dévit vers mon miroir et croise celui de mon reflet. Je me fixe quelques instants alors qu'une question existentielle me vient en tête. Suis-je jolie ? Ma chaise retombe sur ses quatre pieds alors que je me lève pour aller me faire face. Je m'observe brièvement avant de retirer mon slim noir et mon t-shirt trop grand, me retrouvant en sous-vêtements dépareillés.

Je soupire un grand coup, détaillant ma silhouette squelettique. Maigre. Trop maigre. On dirait que je meurs de faim, que je ne mange presque rien. Mais je ne mange presque rien. Je n'ai pas envie, je n'arrive même pas à apprécier les saveurs dans ma bouche. Ma dense chevelure sombre et ondulée parait presque trop lourde pour être supportée par ce frêle corps. Des réminiscences d'une couleur violine lui donnent un côté assez singulier, sombre et profonde comme la nuit. Toujours emmêlée, indomptable, je suis obligée de me le tresser pour que ça ressemble à quelque chose, mais je ne le fais jamais. Je laisse ma crinière couvrir mon dos et masque en partie mon visage... Ou masquait en partie mon visage, jusqu’au ce que des ciseaux habiles et malintentionnés se glisse entre mes mèches trop longue et mon front. Un visage rond et enfantin, aux traits fins et aux pommettes prononcées. De grand yeux terne et sombre encadrés par de long cils noirs encore humide. Des lèvres fines et pâles, un petit nez en trompette et une joue encore rouge de douleur.

Mon cou est fin, un peu trop long, des épaules délicates et fragiles, des bras trop maigres, des mains petites et fines. J'ai l'impression que je pourrais me briser au moindre coup de vent. Ma poitrine est menue, caché par un soutif noir, basique, sans froufrou ou rembourrage. Mon ventre n'est pas musclé, je tire légèrement sur la peau de ce ventre trop peu fourni qui ferait pitié à n'importe qui. Mes hanches sont creuses, mon dos très peu cambré, mes fesses plates et mes cuisses font la taille des bras de ma mère et j'exagère à peine. Inutile de m'attarder plus longtemps sur l'état de mes articulations, sur mes tibias ou mes petits pieds qui chaussent du 35 ou ma peau blanchâtre, le résultat est que je pourrais être jolie si je n'étais pas un cadavre ambulant.

Mes mains frottent mes bras alors que mon visage me renvoie un air triste. Je soupire doucement et me tourne pour observer mon omoplate. Me tordant le cou pour essayer d'apercevoir mon tatouage. Tatouage que je partageais avec ma défunte sœur. Je sens de nouvelles larmes rouler sur mes joues.


Histoire

Je me laisse tomber sur mon lit et attrape le petit cahier dissimulé dans mon oreiller. Mon journal intime. J'ai toujours trouvé cela un peu bête d'écrire dedans, ça ne me sert à rien, c'est puéril, mais je le fais. Je ne raconte pas forcément ma vie, j'y colle des photos, j'y écris des petits textes, je ne raconte ma vie à personne de toute façon. Allongée sur le dos, je tiens le carnet au-dessus de mon visage. Une photo glisse entre les pages. Je la ramasse entre mes doigts fin et le visage souriant de ma sœur s'impose à moi. Je la fixe, la dévisage, comme si j'avais peur d'oublier à quoi elle ressemble. Elle me manque tellement. Mes yeux s'embuent de larmes alors que je feuillette le carnet rapidement. Je constate que depuis la mort de ma sœur, je n'y relate que des mauvaises choses, des pensées négatives. Elle n'est plus là pour me défendre, que ce soit à l'école, dans la rue ou à la maison. Depuis qu'elle n'est plus là je ne me suis plus sentie heureuse, je ne souris plus. Je n'étais déjà pas une enfant très sociable, mais je me referme de plus en plus sur moi-même, mes émotions me quittant peu à peu pour qu'il ne reste que la peine, comme si je mourrais lentement. Je n'ai pas envie de vivre, je n'ai plus envie de vivre. Cette idée m'obsède de plus en plus. Je veux mourir. A quoi bon sert de vivre si ce n'est pour souffrir ? Puis, que pèse notre existence ? On vit tous pour mourir, sans rien avoir accomplis de grandiose, sans but, sans que cela ne change quoi que ce soit. Puis, je ne manquerais à personne.

Même mon plus vieux souvenir est mauvais. Je me vois sur un vélo, essayant d'apprendre à en faire sans les roulettes, comme une grande. L'expression horrifiée de ma sœur alors que mon vélo prend de la vitesse, ma chute et mes quelques jours à l'hôpital. En fait, je m'en souviens à peine, mais elle m'a tellement raconté à quel point elle s'est inquiétée, me donnant chaque fois de nouveaux détails rendant la scène plus vivante, que je n'arrive pas à totalement l'oublier. Et la fois où je suis tombée de l'échelle de notre cabane en bois, nouveau séjour à l'hôpital. Qu'est-ce qu'on a pu en rire par la suite. À l'école, elle prenait tout le temps ma défense, j'étais déçue de ne pas être dans sa tranche d'âge quand je me retrouvais seule face à mes camarades. En primaire, j'étais Poly-Pocket, au collège Polymerde. Polymede la pleureuse. Polymède la fragile. Polymede la faible qui a toujours besoin de sa grande sœur. Polymede qui est si différente d'eux. Et ce nom stupide, Polymede. Je ne comprends pas pourquoi personne ne réagissait, peut-être parce que je ne demandais à personne. Mais j'avais peur, peur qu'ils me frappent si j'en parlais. L'angoisse et la parano' était mon quotidien quand elle était loin de moi. Puis il a fallu que je la perdre, la chose la plus importante à mes yeux... Morte, dans cet accident de la route. Nous rentrions du Lycée à vélo. Nous roulions sur le bord de la route lorsque le véhicule a surgit. J'aurais dû mourir à sa place... Même dans ces derniers instants, elle m'a protégée... Mais cette vie que je vis actuellement ne m'appartient pas et elle n'a que trop durée. Peut-être que si j'en parlais, on me dirait qu'Euryduce ne voudrait pas ça, elle voudrait que je sois heureuse et que je vive pour elle. Je le sais. Mais elle est morte et le mort ne parlent pas.

Je me lève lentement de mon lit et prends bien soin de re-cacher mon journal. Maintenant que j'y repense, ce n'est pas la première fois que je pense à ça. Ce ne serait pas la première fois que j'essaie. Je revois mon corps quasi-inerte, allongé sur ce lit, une boite de médicament vide dans la main. Veine tentative. Peut-être pas assez directe ou violente. Mais j'ai peur. Pas de mourir, mais d'avoir mal. Je voudrais un mort propre, une mort sans douleur. J'avance vers la porte de ma chambre, me glisse dans le couloir, accompagnée par les rires de mes camarades. Ces rires viennent du jour où ils m'ont poussé dans les escaliers et que j'y suis tombée, du jour où j'ai retrouvé les affaires de mon casier rependues sous le préau, du jour où ils me jetaient des objets dessus en pleine classe sans que le professeur n'interviennent. Tant de jours comme ça. Tout ça parce que je m'appelle Polymede, parce que je suis différente, parce que j'ai peur et que je ne sais pas me défendre, parce que même si j'essayais ce n'est pas bien compliqué de maîtriser un tas d'os. Je franchis la porte de mon appartement, silencieuse et monte un à un les étages. Le plus dur, c'est de réaliser que personne n'interviendra, que tout le monde s'en fout. Les autres élèves, les professeurs, mes parents. Pour eux, je n'étais qu'une erreur, ce n'est pas moi qui aurais dû survivre. Ils ne m'ont jamais fait confiance, pensent que je leur mens, se fiche de ce qu'il m'arrive.

J'atteins le toit, le vent s'engouffre dans mes cheveux. La seule qui les poussait à réagir, c'est Eurydice. Elle était tout pour moi. Elle me rendait heureuse. Je voudrais tellement la retrouver. Je m'approche lentement du bord, le vent se faisant de plus en plus fort. Je me souviens de tous ces bons moments passés avec elle alors que je m'approche de la mort. Je ne sais pas vraiment en quoi je crois. Paradis, enfer, réincarnation, jugement divin, néant. Je ne sais pas, je ne sais même pas ce que je préférerais, je ne vais peut-être pas la retrouver, mais je ne peux plus vivre sans elle, je ne peux plus vivre comme ça. Le vent souffle dans mes cheveux, j'ai presque l'impression qu'il me pousse, ou plutôt qu'il m'attire vers le bord, vers le vide. Comme-ci tel était mon destin. Et le vertige me prend, la pointe de mes chaussures côtoyant le vide, mes jambes tremblent, risquant de me faire perdre l'équilibre à tous moment alors que ma petite voix me répète que je ne souffrirais pas, que je ne souffrirais plus, que je n'aurais plus jamais mal.

PSEUDO : Ely Kyuh

IMPRESSIONS : En couleur
RECENSER L'AVATAR :
Code:
[b]Mikan Tsumiki[/b] ▬ [i]Super Danganronpa[/i] (( [url=http://skyfall.forumactif.com/u10]Polymede C. Berenice[/url] ))

Code:
[b]Nom du personnage réel[/b] (( [url=http://skyfall.forumactif.com/u??]Pseudo[/url] ))

Code by Frosty Blue de never Utopia
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Messages : 86
Date d'inscription : 26/05/2017
Sam 26 Aoû - 22:31
FÉLICITATIONS ♥
Bravo, tu es validé petit chaton ! ♥ Maintenant que tu as ta couleur, tu peux avoir accès à tout le reste du forum ! Tu peux notamment :

• Demander une habitation / Lieu ((www))
• Poster une fiche de lien ((www))
• Poster une demande d'rp ((www))

Mais surtout, il faut t'amuser ! Nous te souhaitons un bon jeu sur Skyfall ♥ ♥


PS: Bienvenue à toi ♥ Ton perso est tellement ... Que j'en ai pleuré T-T :emot74: :emot74: :emot74:


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- Signature By © Créative Attitude Pour Epicode
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Messages : 57
Date d'inscription : 30/05/2017
Localisation : DTC
Emploi/Etudes : Réserviste
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Nikolas Ulrich
Loup-Garou
Dim 27 Aoû - 11:24
Bienvenue o/


in the hour of final judgement
oh father lead my way

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